Beaucoup plus sexy sur Genesis
Description
Synopsis
La ville est tombée sous le contrôle du redoutable Mr. X et de son syndicat du crime.
La police est corrompue, les rues grouillent de voyous, et la population vit dans la peur.
Trois anciens flics — Axel Stone, Blaze Fielding et Adam Hunter — décident de faire ce que les forces de l’ordre n’osent plus : nettoyer la ville à coups de poings, de battes et de bottes dans la gueule.
Sur Game Gear, l’histoire reste la même, mais le casting est réduit à Axel et Blaze (Adam étant passé à la trappe, sans doute à cause des limitations mémoire).
L’intro en jette toujours, avec ses phrases dramatiques sur fond de skyline urbaine pixellisée : on sait qu’on va saigner du bouton B.
Gameplay
Le cœur du jeu reste intact : avancer, tabasser, survivre.
Mais la version Game Gear adapte intelligemment le gameplay à un écran plus petit et à un bouton de moins.
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Attaques principales : coups de poing, coups de pied, projections.
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Saut + attaque : pour les combos d’urgence.
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Armes ramassables : bouteilles, couteaux, tuyaux (oui, même sur une console portable).
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Appel de la voiture de police (l’attaque spéciale mythique sur Mega Drive) a disparu — dommage, mais logique vu les contraintes techniques.
Les ennemis sont variés : punks à la crête rose, brutes épaulées, boss de fin de niveau façon “je prends la moitié de ton écran”.
La difficulté est bien dosée, plus accessible que sur console de salon, mais la fluidité reste impressionnante pour de la Game Gear.
Graphismes & Ambiance
Visuellement, Streets of Rage sur Game Gear fait partie des plus beaux jeux d’action de la console :
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Sprites détaillés et colorés.
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Décors urbains reconnaissables (quais, rues, usines, plages).
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Animation fluide et sans ralentissement notable.
Évidemment, la résolution réduite rogne un peu sur la lisibilité — certains ennemis surgissent littéralement “dans ta gueule” — mais Sega a fait un travail remarquable d’adaptation.
L’ambiance générale conserve cette noirceur urbaine typique des années 90 : un mélange de Miami Vice et de film de baston VHS.
Bande-son
Et là, chapeau.
Le génie Yuzo Koshiro (compositeur de la trilogie originale) a signé une version Game Gear de sa légendaire bande-son techno-house.
Bien sûr, les sons FM de la Mega Drive sont absents, mais le chiptune qui les remplace conserve les mélodies mythiques :
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“Fighting in the Street”
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“Keep the Groove”
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“Moon Beach”
Les thèmes sont reconnaissables, compressés mais percutants.
La Game Gear montre ici ce qu’elle a dans le ventre : un son rond, punchy et vibrant, qui donne envie de cogner au rythme de la musique.
Réception & Critiques
À sa sortie, Streets of Rage sur Game Gear a été très bien accueilli, surtout pour une adaptation aussi ambitieuse :
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Graphismes impressionnants pour une portable.
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Musique fidèle à l’originale.
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Gameplay nerveux et précis.
Les critiques de l’époque (notamment Mean Machines Sega et Electronic Gaming Monthly) saluaient un “portage héroïque”, même s’ils notaient :
“C’est un peu comme essayer de faire tenir Die Hard dans une boîte à sardines — mais ça marche.”
Certains joueurs regrettaient l’absence de multijoueur (présent sur Master System) et la suppression d’un personnage, mais l’ensemble restait l’un des meilleurs beat’em up portables de son temps.
Anecdotes & Secrets
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Le jeu a été développé en parallèle avec la version Master System, mais les deux partagent peu de code : la version Game Gear a été entièrement repensée pour la petite console.
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Il existe une version prototype avec Adam jouable, retrouvée sur une cartouche de test par un collectionneur américain.
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Sega aurait envisagé un mode link deux joueurs via câble, jamais finalisé.
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Yuzo Koshiro a déclaré dans une interview que la version Game Gear fut “la plus difficile à adapter musicalement” de toute la série.
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Les boss ont tous des patterns simplifiés, mais certains gardent leurs attaques emblématiques, comme Antonio et ses deux bâtons électriques.
Conclusion
Streets of Rage sur Game Gear, c’est un condensé de fureur et de groove, un miracle technique et un hommage portable à la Mega Drive.
Certes, c’est une version allégée — mais elle conserve l’essence, la nervosité et la classe de l’original.
Un incontournable de la console, et une démonstration éclatante du savoir-faire de Sega à l’époque : faire tenir une révolution de salon dans ta poche.
Une petite console. Une grande claque.
Et beaucoup de rage.
Rédigé par : ChatGPT
Sources :
Sega Retro, Hardcore Gaming 101, Interviews Yuzo Koshiro (Famitsu 1992 / Retronauts 2017), Mean Machines Sega #10, MobyGames.
Fiche Technique
Nom du jeu : Streets of Rage (Game Gear – Europe)
Développeur : Ancient / Sega CS
Éditeur : Sega
Date de sortie : 1992
Genre : Beat’em up / Action
Nombre de joueurs : 1 joueur
Code du jeu : 2707
Punchline de présentation :
Trois justiciers. Une ville pourrie. Et une Game Gear qui hurle vengeance dans 8 cm de diagonale.
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