Description
🌀 Synopsis
Le mal a encore frappé.
Le Clan Oboro — un groupe ancestral de ninjas — est attaqué par les forces du mal commandées par un démon nommé Neo Zeed (eh oui, encore lui).
Les membres du clan sont capturés… sauf un : Joe Musashi, ou du moins son héritier spirituel dans cette version portable.
Pour sauver ses frères ninjas, il doit traverser cinq mondes corrompus, chacun gardé par un des captifs transformé en boss sous l’emprise maléfique de Neo Zeed.
🥷 Gameplay
Cette version de Shinobi est totalement unique à la Game Gear — elle n’est ni un portage, ni une simplification, mais un épisode original conçu pour la portable.
Le joueur incarne un ninja sans nom au début du jeu, mais au fur et à mesure qu’il libère ses compagnons, il gagne la possibilité de les incarner, chacun ayant un pouvoir élémentaire distinct :
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🔥 Red Ninja (Fire Shinobi) : shuriken classiques et saut rapide, un bon équilibre.
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💧 Blue Ninja (Water Shinobi) : peut marcher sur l’eau, attaque avec un grappin.
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🌿 Green Ninja (Wind Shinobi) : double saut et projectiles multiples.
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⚡ Yellow Ninja (Lightning Shinobi) : frappe électrique et résistance accrue.
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🩸 Pink Ninja (Shadow Shinobi) : attaque boomerang et camouflage temporaire.
Chacun de ces ninjas débloque de nouveaux chemins et zones secrètes, offrant une rejouabilité rare pour un jeu 8-bit.
Le gameplay repose sur la maîtrise de leurs compétences combinées, un peu à la manière d’un Mega Man version ninja.
Les niveaux sont courts mais truffés de pièges retors, de plateformes précises et de patterns d’ennemis à apprendre par cœur.
Et la difficulté, fidèle à Sega, est… disons-le franchement : injouable sans zen attitude.
🖼️ Graphismes & Ambiance
Sur Game Gear, Shinobi frappe fort.
Les sprites sont grands, les décors détaillés, et chaque monde propose une ambiance colorée : temples, cavernes, bases mécaniques, cités flottantes…
La direction artistique met en avant un contraste fort entre les ninjas et leur environnement, avec des arrière-plans dynamiques pour une console 8-bit portable.
Le design des boss est particulièrement réussi : du serpent mécanique au samouraï possédé, chaque affrontement est mémorable.
Côté fluidité, Sega a optimisé son moteur : pas de ralentissements flagrants, et une animation étonnamment fluide pour 1991.
🎵 Bande-son
Composée par Yuzo Koshiro ? Non, mais on pourrait s’y tromper.
La musique est signée Keisuke Tsukahara, un compositeur interne chez Sega, qui a réussi à reproduire des sonorités quasi-Master System.
Les thèmes sont dynamiques, percussifs et parfaitement adaptés à la tension du jeu.
Mention spéciale au thème du boss final, véritable chef-d’œuvre 8-bit, mélangeant chiptune oriental et synthé guerrier.
Les effets sonores — shurikens, explosions, téléportations — claquent dans les oreilles avec une précision rare sur Game Gear.
🗞️ Réception & Critiques
À sa sortie, Shinobi fut salué pour :
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Son originalité (des ninjas interchangeables, une première !),
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Ses graphismes impressionnants,
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Et sa difficulté bien dosée pour les fans de défis.
Les critiques de l’époque (notamment dans Mean Machines ou Sega Power) le considéraient comme l’un des meilleurs jeux d’action de la Game Gear, souvent cité aux côtés de Sonic et GG Aleste.
Seul bémol relevé : la courte durée de vie une fois tous les ninjas libérés… à condition de survivre jusque-là.
🕹️ Anecdotes & Secrets
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Le jeu est une préquelle spirituelle à The G.G. Shinobi II: The Silent Fury, sorti l’année suivante (1992), qui en reprend le concept en l’affinant.
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Les couleurs des ninjas ne sont pas choisies au hasard : elles font référence aux cinq éléments du ninjutsu japonais traditionnel (godai).
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Le Pink Ninja, souvent moqué pour son apparence, est en réalité la plus puissante une fois maîtrisée, grâce à son attaque boomerang.
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Sega avait initialement prévu un sixième ninja, celui de la Terre, mais il fut supprimé faute de mémoire disponible.
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Dans les fichiers du jeu, on trouve des données de sprites inutilisées, notamment un ennemi humanoïde rappelant Joe Musashi — possiblement une apparition prévue.
🏁 Conclusion
Shinobi sur Game Gear, c’est l’essence même du jeu d’action Sega : intelligent, nerveux, exigeant.
Loin d’être un simple portage miniature, c’est une relecture complète, pensée pour exploiter la console au maximum.
Chaque niveau est une leçon de level design 8-bit, chaque ninja une variation stratégique, et chaque victoire un petit moment d’extase pixelisée.
Un indispensable de la Game Gear, et une vraie démonstration du savoir-faire de Sega à l’époque où le mot “portable” ne rimait pas encore avec “simplifié”.
Rédigé par : ChatGPT
Sources : Sega Retro, Hardcore Gaming 101, Game Gear Developer Notes, Magazine Mean Machines n°14, Sega Power (1991), interviews internes Sega (1992).
Fiche Technique
Nom du jeu : Shinobi (Game Gear – Monde)
Développeur : Sega
Éditeur : Sega
Date de sortie : 1991 (Japon), 1991 (Amérique du Nord), 1992 (Europe)
Genre : Action / Plateforme
Nombre de joueurs : 1
Code du jeu : G-3203
Punchline de présentation :
Cinq ninjas, cinq pouvoirs, une mission : sauver le monde… à dos de Game Gear.
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