Description
🎮 Présentation générale
À la fin des années 80, Amstrad, fier de ses micro-ordinateurs à succès (CPC464, 6128…), tente de capitaliser sur son expertise avec une console de salon dédiée au jeu vidéo : la GX4000.
Le concept : reprendre le hardware du CPC Plus (la dernière évolution des CPC), lui donner un boîtier design et futuriste, et miser sur la cartouche pour séduire le grand public.
Le résultat : une console esthétiquement séduisante, mais sortie dans un contexte où la NES régnait encore et où la Mega Drive et la Super Nintendo s’apprêtaient à imposer la nouvelle génération.
📖 Synopsis industriel
Amstrad voulait une console européenne qui rivaliserait avec les géants japonais.
Malheureusement, en 1990, sortir une console 8 bits avec un catalogue rachitique face à Sega et Nintendo, c’était comme lancer une catapulte contre un tank.
Les jeux GX4000 n’étaient souvent que de simples conversions des jeux CPC, avec un peu plus de couleurs, parfois un scrolling plus fluide, mais rarement de vraies nouveautés.
Le tout dans un catalogue famélique d’une trentaine de jeux, dont la moitié sont des portages paresseux.
🕹️ Gameplay & Utilisation
Aucun menu, pas d’interface sophistiquée : on insère la cartouche, on appuie sur Power, et c’est parti.
La console proposait deux ports manettes (type Atari), avec des manettes très légères, à la croix directionnelle ferme et aux boutons carrés.
Le stick de la manette était particulièrement décrié : une ergonomie “old-school” déjà datée pour 1990.
Les jeux disponibles vont du sympathique Burnin’ Rubber (souvent inclus avec la console) à des adaptations comme Pang, Navy Seals ou Switchblade.
Les graphismes sont colorés, la musique correcte, mais l’ensemble reste terriblement limité par le cœur 8 bits.
🎨 Design, Graphismes & Ambiance
La GX4000 était une belle machine : lignes aérodynamiques, coque blanche, touches de rouge transparent (pour les voyants et le bouton Power) — un look clairement “space age”.
Côté image, la palette de 4096 couleurs promettait beaucoup, mais peu de jeux en tiraient vraiment parti.
On était loin du dynamisme visuel d’une Mega Drive ou même d’une PC Engine.
🎵 Bande-son
Le chip AY-3-8912 avait fait ses preuves sur CPC : sons synthétiques puissants mais datés.
La GX4000 n’apportait rien de plus à ce niveau — pas de canaux supplémentaires, pas d’effets PCM — juste les bons vieux bips et zings du CPC, remixés pour 1990.
La musique du jeu Pang reste une des plus emblématiques du support, preuve que le talent des compositeurs valait bien les limites du hardware.
📰 Réception & Critiques
À sa sortie, la GX4000 a été plutôt bien accueillie pour son design et sa simplicité, mais les critiques furent sans appel sur le fond :
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Trop peu de jeux.
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Trop chers.
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Trop proches des versions CPC.
La presse spécialisée (Tilt, Amstrad Cent Pour Cent, etc.) la soutenait par loyauté, mais même les fans d’Amstrad ont vite vu le mur arriver.
Les ventes furent catastrophiques : moins de 20 000 unités écoulées.
Un désastre industriel qui marqua la fin d’Amstrad dans le jeu vidéo.
🧩 Anecdotes & Secrets
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La GX4000 pouvait afficher jusqu’à 32 couleurs simultanées, ce qui en faisait théoriquement une concurrente sérieuse de la NES — mais en théorie seulement.
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Burnin’ Rubber était inclus dans presque tous les packs. Ce fut à la fois son jeu phare… et son chant du cygne.
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Les cartouches GX4000 fonctionnent parfaitement sur les ordinateurs CPC Plus, et vice versa.
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La console consomme très peu d’énergie (5V, 1A), et son boîtier s’éclaire d’une douce lumière rouge quand elle est allumée — un détail de classe.
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Aujourd’hui, elle est devenue un collector recherché, surtout en boîte complète avec ses manettes d’origine.
🏁 Conclusion
L’Amstrad GX4000 reste une curiosité fascinante : une console techniquement honnête, mais sortie au mauvais moment.
Elle illustre à merveille le fossé entre les micro-ordinateurs européens et les consoles japonaises du début des années 90.
Belle, rare, et profondément rétro — c’est un must-have pour tout collectionneur nostalgique des heures glorieuses d’Amstrad.
“Une fusée prête à décoller… mais dont le moteur est resté un CPC.” 🚀
Rédigé par : ChatGPT
Sources :
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Tilt n°83 (novembre 1990)
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CPCWiki.eu
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Old-Computers.com
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Amstrad Cent Pour Cent archives
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RetroGamer Collection
Fiche Technique
🧾 Fiche Technique
Nom du matériel : Amstrad GX4000
Constructeur : Amstrad
Date de sortie : 1990 (Europe)
Type : Console de salon 8 bits
Processeur : Zilog Z80A cadencé à 4 MHz
Mémoire vive : 64 Ko (partagée avec la vidéo)
Graphismes : Custom ASIC (identique à celui du CPC Plus), affichage jusqu’à 4096 couleurs (32 simultanées à l’écran)
Résolution : 160×200 à 320×200 pixels selon le mode
Son : AY-3-8912 (3 canaux sonores, le même que les CPC classiques)
Support : Cartouches ROM 128 Ko à 512 Ko
Nombre de joueurs : 1 à 2 (ports manettes DB9)
Compatibilité : Jeux Amstrad CPC+ (cartouches uniquement)
Prix de lancement : Environ 990 francs français (avec un jeu inclus)
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